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La Sucrerie de Nouvion et Catillon

   [ Ici quelques cartes postales de La Fabrique de Nouvion et Catillon ]

    Ci-dessous les résultats de nos premières recherches.

     La construction de La Sucrerie de Nouvion et Catillon s'inscrivit dans la suite logique de la politique de Napoléon Bonaparte. Ce fut le 15 janvier 1812 que Napoléon décida la création d'une industrie sucrière en France. A la suite du "Blocus continental des anglais", le sucre de canne, encore appelé "miel de Roseau" n'arriva plus.  

    L'interdiction d'aborder dans les ports européens fut faite à tous les navires venant d'Angleterre ou ayant séjourné dans un port anglais .

    Par des avantages donnés (exonération de certains impôts), il fut décidé d'ensemencer 30 000 hectares. Les premiers résultats furent décevants en raison de  semences de mauvaise qualité et on ne parvint donc à les cultiver.

   Petit retour en arrière. La betterave fut déjà connue en Europe Centrale. Dès 1747, à Berlin, un chimiste allemand : Markgraf déposa un mémoire démontrant la possibilité d'extraire du sucre de différentes plantes de nos régions. De plus se servant d'études d'Olivier de Serre en 1575, il privilégia la betterave. Le Roi de Prusse subventionna une petite usine qui sous la direction de Charles Achard arriva à traiter 70 quintaux de betteraves. L'expérience resta très confidentielle.

    En 1802, Benjamin Delessert put ouvrir la première sucrerie à Passy.

    En 1812, il présenta à l'Empereur les premiers pains de sucre fabriqués en France. Napoléon, particulièrement satisfait, lui donna le titre de Baron. La même année on dénombra 40 sucreries sur le territoire qui produirent 80 tonnes de sucre.

    En 1813, la toute nouvelle industrie fit son entrée dans le département de l'Aisne et de là, on construisit 2 usines.

    En 1814 et 1815, la nouvelle industrie perdit de son élan car le blocus fut levé.

    Mais le 18 juillet 1822, une nouvelle loi sur la taxation du sucre étranger fit son apparition. Elle provoqua une relance de l'activité sucrière en France.

    En 1832, on dénombra 123 sucreries sur le territoires dont  51 dans l'Aisne, produisant chacune une moyenne de 300 Tonnes.

    En 1836, la loi sur les Chemins Vicinaux contribua à sortir les communes de leur isolement.

    L'année 1846 fut mauvaise, une très grande partie des récoltes fut détruite. Ceci provoqua un abattage des bêtes qui ne put être nourri.

    A partir de 1860, le Second Empire devint l'âge d'or de la betterave.

    Les années passèrent et en 1874, l'usine de Nouvion et Catillon fut édifiée et inaugurée "Société Sucrière Anonyme de Nouvion et Catillon".

    En septembre 1875, la production atteignit pour la Fabrique de Nouvion et Catillon 10 000 sacs de sucre ( Source Journal de l'Aisne ).

    Egalement pendant cette période, la Fabrique de Nouvion et Catillon devint actionnaire ( le groupe Baudouin & Compagnie ) de la ligne du Pouilleux avec 430 actions (soit 65 000 anciens Frs).

    En 1884, une nouvelle loi fiscale  pour sucre fut adoptée. Dorénavant, l'impôt fut désormais prélevé à l'entrée de la sucrerie sur les betteraves, et non plus à la sortie sur le sucre. Ce changement capital pour l'époque alla encourager la culture de betteraves sélectionnées plus riches en sucre et aussi l'adoption par les industriels d'un procédé d'extraction plus performant, la diffusion (dit méthode à l' Autrichienne, fondée sur le principe de l'Osmose) qui remplaça la traditionnel pressage. ( Rappel historique l'usine de Nouvion et Catillon à conserver l'ancienne méthode dite de pressage).

    En 1900, la production sucrière de l'Aisne dépassa les 220 000 Tonnes.

    En 1908 - 1909, la Fabrique fut rachetée par la Sucrerie de Berteaucourt afin de supprimer la concurrence et obtenir une nouvelle source de matières premières. (Nous pensons qu'il s'agit de l'usine de Berteaucourt-Epoudron)

    Avec cette association, la production de sucre de Nouvion et Catillon atteignit  200 Tonnes par jour.

   Mais les années défilèrent et Berteaucourt commença à retirer une partie du matériel de Nouvion pour ses propres besoins.

( Petit rappel : le matériel de la Fabrique de Nouvion et Catillon était de très bonne qualité, révisé et remplacé chaque année.  Pour preuve, quelques mois avant 1914, 900 000 Anciens Frs eurent été déboursés pour la rénovation des équipements. ( Source de l'ancien comptable de la Sucrerie M. Jules Poidevin ) ).

    Le 31 mars 1914, les Actionnaires furent amenés à se réunir et à délibérer sur le sort de la Fabrique de Nouvion.

    Bilan : Dissolution par Anticipation et Liquidation de la Société.

    Quelques jours après la décision fatale, Maître Léon Morin dressa un acte de vente pour la Fabrique de Nouvion et fixa un prix forfaitaire de 100 000 anciens Frs pour une superficie de 2 Hectares et 3500 Ca environ ( Machines et Appareils non - compris ).

    L'affaire attira très vite un acquéreur originaire de Roubaix, M. Charles Deroubaix Van Overberghen, négociant en vieux métaux et acheteur de sucreries désaffectées.

    Ce fut le 19 mai 1914  qu'il reçut officiellement de la part de Maître Morin, le bon de cession pour  la Fabrique de Nouvion et Catillon. Et qu'ils fixèrent les versements suivants.

 

    Versements :

20 000 Frs Fin Mai
40 000 Frs Fin Juillet
40 000 Frs Fin Août

    Entre la date d'achat et le jour de la Déclaration de la Première Guerre mondiale, 10 à 12 wagons de marchandises furent partit de la Station de Pont à Bucy.

    Début des hostilités, durant 2 mois occupation de la Sucrerie par les troupes Françaises. Puis, par les Allemands jusqu'en 1918 et enfin, par 200 prisonniers Russes jusqu'au 1 mars 1920

 

    Quelques employés connus en 1900 : 

      -  Monsieur Junien, Directeur de la Société Sucrière Anonyme.

      -  Monsieur Lebrun, Chimiste.

      -  Monsieur Faveraux, comptable.

      -  Monsieur Oblet, surveillant.

      -  Monsieur Vuillemin, surveillant.

Quelques photos de notre Sucrerie après la Guerre

 







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