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Le Pouilleux

Gare de Dercy-Mortier Gare de Pouilly sur Serre Gare de Pont à Bucy Gare de Versigny

     Au 19ème siècle, on eut utilisé l'ampleur de la Vallée de La Serre, du moins d'Anguilcourt à Crécy, pour installer une ligne de chemin de fer à voie unique, appelée ligne de La Serre.

    En octobre 1874, le conseil général, après un rapport particulièrement positif et convaincant du comte de Saint Vallier (conseiller général) adopta la proposition de la construction et du financement d'une ligne de chemin de fer Dercy-La Fère.

    La concession fut donnée à une société formée pour l'occasion, pour une durée de 99 ans.

    Le 21 août 1875, le même conseil ratifia la convention passée avec le préfet, et qui conféra, à titre définitif, une concession à Messieurs Turquin, Baudoin, Caurette, Sarazin, et Viéville administrateurs de la nouvelle Société.

    Les subventions suivantes leurs furent accordées:

    250 000 Frs par le département de l'Aisne

    141 000 Frs par les communes desservies

    130 000 Frs par l'Etat conformément à la fameuse loi du 12 juillet 1865.

    Septembre 1875, on fit appel aux actionnaires.

    Les deux années suivantes on procéda aux achats de terrains. ( 100 000 Frs prévus), et les travaux démarrèrent.

    Le 6 février 1877, un décret déclarant d'utilité publique la ligne Crécy-Mortiers à La Fère fut voté.

    Le 17 février 1877, le décret N° 5914 du 6 février 1877 fut promulgué au Journal Officiel.

    Le 23 mai 1878, le premier tronçon, Dercy-Crécy ( 6km ), avec arrêt à Chalandry, fut ouvert à la circulation.

    Le 1er juillet 1878, le premier tronçon fut prolongé jusque Pouilly.

    Le 3 octobre 1878, on mit en adjudication le tronçon Assis-Pont à Pont à Bucy.

    Le 1er décembre 1878, la voie joignit  Pont à Bucy à Versigny ( 8km).

    Le 23 janvier 1879, nouvel appel aux actionnaires. On put lire dans le "Journal de L'Aisne":

"La compagnie anonyme du chemin de fer de Crécy à La Fère nous prie d'annoncer au public, par la voie de notre journal, qu'elle émet, à partir du 25 janvier courant, 1755 obligations de 285 Frs chacune, produisant 15 Frs d'intérêt net d'impôt et remboursable à 500 Frs, par voie de tirage au sort. On souscrit chez M. Lefèvre banquier à Laon et chez M. Lescuyer banquier à Saint-Quentin."

    Le 15 avril 1879, on ouvrit la Gare de Versigny sur l'embranchement Tergnier-Laon.

    Le 31 mai 1879, le vice-président Baudoin convoqua tous les actionnaires.

    En août 1879, le conseil général sembla s'impatienter et émit le vœu que tout soit terminé pour l'automne.

    Le 20 septembre 1879, le dernier tronçon Pouilly-Pont à Bucy ( 8 km ) qui sembla avoir posé problème, en raison de la nature du terrain, fut ouvert, lui aussi, à la circulation.

    Le 10 novembre 1879, ce fut l'inauguration, Mr Thibaudier, évêque de Soissons, procéda à la bénédiction, devant de nombreuses personnalités.

    Le 11 novembre 1879, la ligne entra en service dans son intégralité. Crécy fut relié directement à Paris par le chemin de fer.

    Le 14 novembre 1879, trois jours seulement après l'ouverture de la ligne, monta en Gare de Versigny, un homme présentant bien, Légion d'Honneur à la boutonnière. Il entra en conversation avec son compagnon de voyage, qui se rendit dans sa famille de Crécy. Celui-ci impressionné et sous le charme d'un voyageur aussi galonné, lui prêta 10 Frs et le logea à "l'Hôtel Lange" de Crécy. Le lendemain, l'escroc, partit sans payer sa note, ni ses dettes et évidement sans laisser d'adresse. Il récidiva les jours suivants à Mortiers où il soutira 15 Frs à un habitant du pays. Le 17 novembre, il prit le train pour Vervins où l'on perdit sa trace.

    L'année 1880, fut très mauvaise pour la notoriété de la nouvelle voie, il s'y produisit de nombreux événements tragiques dut  principalement à une sécurité minimum.

    Ce fut à partir de l'année de 1883 et ce jusque l'année 1901, que la ligne connut une grande prospérité.

    Mais à partir de 1902, la situation se dégrada. En effet, les coûts d'exploitation prirent une part de plus en plus importante sur les revenus de la société.

    La situation continua de plus belle avec la Grande Guerre qui engendra la destruction de toutes les gares et voies.

      Ce fut Les Ponts et Chaussées de l'Aisne qui se chargèrent très rapidement de leur reconstruction. Le 10 décembre 1919, on put de nouveau se rendre de Crécy à Versigny et le 7 juin 1920 de Crécy à Dercy. Mais ce qui fut le plus catastrophique pour "Golo ( locomotive tender de 1876  - 030T venant des Ateliers Gouin à Paris ) dit Le Pouilleux" ce fut la destruction des sucreries de la Vallée de La Serre ( suivant un plan bien élaboré des Allemands ). Ainsi donc Le Pouilleux perdit ses plus gros clients.

    Pour la petite histoire, on surnomma le train Pouilleux car il partait de Pouilly ( confère le tronçon Pouilly-Pont à Bucy ).

    En 1922, l'exploitation alla changer de main. La ligne fut reprise par la Compagnie Général des Voies Ferrées d'Intérêt Local ( C.G.L. ) qui regroupa les anciennes concessions Level, Dequeker et Lambert.

    La nouvelle société remplaça les machines de récupération obtenues après l'Armistice du 11 novembre 1918 et racheta 3 locomotives Tender ( 030 T. de 1886 venant des Ateliers Schneider dans le Creusot  ) à la Compagnie Paris-Orléans.

    La reconstruction du pays, sinistré à 80%, alla alimenter les caisses de la Compagnie, pendant quelques temps, donnant l'illusion d'une reprise économique, mais le développement de l'automobile laissa prévoir une sérieuse concurrence.

    Dès la fin des années 1920, on discuta  de plus en plus, au conseil général du déficit des lignes secondaires et de leur remplacement par des lignes d'autocars, d'autant plus que le matériel vieillissait.

    En 1924, M. Cavalier, conseiller général du canton, demanda le remplacement des machines et de l'éclairage électrique des gares.

    En 1926, le conseil général autorisa une augmentation de 210% du tarif voyageurs et de 250% du tarif marchandises.

    En 1932, le conseil général décida d'imputer sur les dommages de guerre les frais de mise en service de 2 automotrices ( construits aux Atelier C.G.L. de Bapaume) munis d'un moteur diesel Unic de 65 chevaux plus rentables.

    Le 2 février 1955, Le Pouilleux effectua son dernier voyage.

   Aujourd'hui, cette voie est  abandonnée au profit des autobus et encore de nombreux points restes à éclaircir sur ce train. 

Photo prise le mercredi 16 août 2000.

 [ Ici une Carte Postale de la Gare de Pont à Bucy ]

 [ Ici une autre Carte Postale de la Gare de Pont à Bucy ]

Notre Pouilleux en pièce de Musée (Archive Vie du Rail)

[ Ici notre Pouilleux entrant en Gare de Nouvion Le Comte ]

 

    Quelques informations complémentaires:

A propos des locomotives tender 0-3-0T.

- le premier chiffre, le "0" désigne que la locomotive n'a pas d'essieux porteurs à l'avant.

- le deuxième chiffre, le "3" désigne que la locomotive à trois essieux moteurs couplés.

- le dernier chiffre, le "0" désigne que la locomotive n'a pas d'essieux porteurs à l'arrière.

- et enfin le "T"  désigne que le Tender se trouve dans la locomotive.  

    Les locomotives tender furent étudier spécialement pour les chemins de fer d'intérêt local ( lignes secondaires ) à voie normale. 







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